mots pour un projet à paris_atelier Lamunière (École Polytechnique Fédérale de Lausanne)
00.
MONTAGNE
Élévation du terrain de grande taille.
Concentration d’énergie. Accumulation de matière. Plis aescalares d’un sol. Il
n’a pas de principe et de fin. Nous l’observons seulement dans un moment de son
existence. C’est une radiographie du lieu. Sa section nous permet de connaître
son histoire. Il a une prédisposition nulle à une forme prédéterminée. Il est
plus construit comme un processus que comme un acte avec principe et fin. Sa
peau peut se présenter avec différentes résolutions en fonction des conditions de
l’environnement.
La
montagne comme édifice. Montagne - édifice comme éléments émergents d’un sol
natur-artificiel. Montagne comme système, comme principe et modèle de
l’édifice. Montagne - édifice comme les éléments vivants, qui hébergent des
parcours, des interactions.
Montagne-édifice
comme la masse qui nous découvre sur sa surface l´
01. HORIZON
Vide étendu formé par des absences plus
que par des présences. Limite. Frontière. Immensité.
L’immensité que nous remplissons avec
nos pensées... (William Blake)
02.
SOLITUDE
Comme sentiment dual et positif, d’un
rapprochement à l’un même, d’un contact avec notre moi profond, notre essence
et notre appartenance à une communauté. Comme sentiment de proximité aux
autres, si égaux et distincts. Un instrospección qui nous amène à tomber en
compte de notre existence énorme et minuscule, transcendante et à la fois
dépourvue d’une importance, comme un simple et comme composant de groupes
sociaux divers, comme une entité naturelle, comme charme diem.
03.
FAÇADE
Apparence.Filtre.
Frontière entre deux mondes: intérieur - extérieur. Élément de dialogue entre
deux échelles, humain et la ville comme l´ensemble. Peau. Protection.
Isolement. Il peut ou honnêtement ne pas montrer comment l’édifice est
intérieurement organisé. Il peut être pensé depuis l’extérieur, comme un
élément qui donne ou non continuité à la trame urbaine, à l’homogénéité de
matériels, de rythmes, de creux, d’axes ou au contraire elle peut être projetée
depuis l’intérieur, en répondant aux nécessités de l’utilisateur.
04.
FENÊTRE
Trou. Oeil. Nudité. Pornographie.
Un média un intérieur - extérieur.
Expansion d’espace (intérieur), fuite, cadre de réalité (extérieur -
intérieur), lumière - ombre. D’un grand contenu abstrait, le balcon qui nous
permet de sortir de l’espace qui nous entoure pour entrer dans les autres
lointains, dans nous mêmes, en embaumant du visuel pour obtenir une vision
infinie.
05.
MA
Mot japonais qui présente l’idée de vide
comme possibilité. Il désigne l’espace «entre» toutes les choses, l’espace non
reductible ni recouvert par des significations, l’espace où l’une rien ne se
loge. Dans ce sens, la forme qui entoure un vide (une enveloppe / une peau /
façade) a une énorme importance.
Il nous amène à penser cela à la
relation la forme-fond :
« Après avoir tracé une forme ou un
espace positif dans un cadre déterminé reste aussi tracé sa forme
complémentaire. Dans la majorité des cas intéresse plus forme que le fond, mais
si nous faisons attention ci-mentionné, une interaction est générée.» (Douglas
R. Hofstadter Godel)
Travailler
avec cela qui s’entoure à l’emplacement qu’il comprime à l’architecture que
nous réalisons. Travailler avec le bruit, le mouvement, le flux, sous la
contamination des cris exclamatifs de la ville. Projeter le vide, sa forme et
disposition, non comme un espace résiduel isolé. Articuler des pleines lunes -
vides dans seriaciones successifs en favorisant la diversité, le contraste, en
donnant un papier important aux espaces relationnels, les assemblées, les
engrenages qui assurent des enchaînements efficaces.
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